Voulzy, Daho, Lo’Jo ou Dinos… Retour sur nos albums coups de cœur


LA LISTE DE LA MATINALE

Pour notre première liste musiques de l’année 2021, petit retour sur des albums commercialisés en décembre 2020, qui ont reçu un accueil critique positif de la rubrique Musiques du Monde. Au programme, l’exercice réussi de la compilation par Laurent Voulzy ; un album de reprises anglo-saxonnes par Etienne Daho ; une nouvelle étape de l’œuvre onirique du groupe Lo’Jo ; l’un des meilleurs disques de rap français de l’année 2020, celui de Dinos ; l’auteur-compositeur, interprète et arrangeur français Louis Philippe pour les amateurs de pop orchestrée et enfin le retour de Jane Birkin.

« Florilège », de Laurent Voulzy

Pochette de l’album « Florilège », de Laurent Voulzy.

De la plus ancienne, Le Miroir (1976), sortie en single et passé inaperçue un an avant le succès de Rockollection, à la plus récente Loreley, Loreley (2020) avec orgue, entrelacs de guitares, parties chorales et un ensemble de cordes, Laurent Voulzy a sélectionné trente-six de ses chansons pour réaliser ce double album Florilège. Une compilation fort bien faite, avec quelques succès, nécessaires dans ce type de parution (Belle-Ile-en-Mer Marie-Galante, Le Cœur grenadine, Rockollection, Bopper en larmes, Le Pouvoir des fleurs, La Fille d’avril) mais surtout nombre de chansons plus secrètes, tirées des neuf albums de Voulzy depuis 1979, y compris celui en duo avec l’ami et frère de création, Alain Souchon, en 2014.

Un cheminement dans une carrière, qui passe par des merveilles pop, des délicatesses acoustiques, et de superbes « portraits » de femmes (Karin Redinger, Mary Quant, Amélie Colbert, La Fille d’avril, Une héroïne, Cocktail chez Mademoiselle, Jeanne…). Sylvain Siclier

2 CD Manor-Columbia/Sony Music (sortie le 4 décembre 2020).

« Surf », d’Etienne Daho

Pochette de l’album « Surf », d'Etienne Daho.

Sollicité, en 2020, pour être le parrain de la 10e édition du Disquaire Day, Etienne Daho avait dépoussiéré les fichiers d’un album de reprises anglophones, enregistré puis abandonné au milieu des années 2000 – cinq de cette quarantaine de titres avaient été publiés, en 2007, dans un EP intitulé Be My Guest Tonight. Après une première version vinyle à tirage limité, contenant 10 titres, en juin 2020 pour la fête des disquaires, Surf ressuscitait en décembre sous la forme d’un CD et d’un double 33-tours de 22 morceaux.

Parti pris ou contrainte budgétaire, l’ensemble se singularise par l’épure de la production et le minimalisme des arrangements. Quelques chansons profitent de touches de cordes : le merveilleux Falling in Love, signé du défunt batteur des Beach Boys, Dennis Wilson, l’ample Glad to Be Unhappy. Mais l’instrumentation se déploie surtout dans un dépouillement misant sur la chaude proximité de la voix du chanteur et un sens de l’espace devant beaucoup au Velvet Underground. Cette lumineuse nostalgie puise souvent dans le spleen de l’Amérique profonde. Celle des figures country, Hank Williams ou Bill Monroe, de la soul (My Girl Has Gone de Smokey Robinson) ou du folk (le traditionnel He Was a Friend of Mine).

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