une vocation, plusieurs voies, et des choix difficiles pour les lycéens


Thibaud, en 1re au lycée Marie-Curie, à Sceaux (Hauts-de-Seine), sait déjà ce qu’il veut faire plus tard : médecin du sport, pour concilier sa passion pour le taekwondo et son envie « de soigner, d’être utile ». Comme lui, de plus en plus de lycéens souhaitent s’orienter vers les études médicales. La rentrée 2020 a été marquée par un boom des vocations, avec 50 286 inscrits dans les deux filières d’accès aux études de santé (soit + 19 % par rapport au nombre d’étudiants en Paces à la rentrée 2019). Plusieurs explications sont avancées : la fin du numerus clausus, la réforme du cursus et la crise sanitaire, qui a valorisé de manière inédite le rôle des soignants dans la société.

Pour son année de 1re, Thibaud a opté classiquement pour le bloc scientifique SVT/physique-chimie/maths et s’apprête à troquer cette dernière spécialité pour l’option « maths complémentaires » en terminale, l’année prochaine. Telle a aussi été la stratégie d’Eléonore, en terminale au lycée Edouard-Herriot, à Lyon. « C’est le choix le plus pertinent d’après les attendus de Parcoursup, estime David Boudeau, enseignant de SVT et référent de l’Association des professeurs de biologie et de géologie. Sur le simulateur d’Horizon 21, mis en place par l’Onisep, cette combinaison indique le meilleur taux d’acceptation dans les filières santé post-bac. »

PASS ou L.AS, deux voies distinctes

Oui, mais quelle filière, justement ? Depuis la rentrée 2020, pour « faire médecine », deux possibilités existent : le parcours accès santé spécifique (PASS) ou la licence accès santé (L.AS). Le PASS est composé d’une majeure en médecine et d’une mineure dans une autre matière au choix (chimie, maths, droit, histoire, langues, lettres…). Il permet d’accéder à l’une des filières santé (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie, kinésithérapie), en fonction de ses résultats, à la fin de la première année.

Mettre un terme à l’errance de 25 000 jeunes qui, chaque année, échouaient dans l’ancienne Paces

En cas d’échec, l’étudiant poursuit en deuxième année de licence L.AS, dans la spécialité de sa mineure, et peut retenter sa chance plus tard. De quoi mettre un terme à l’errance de 25 000 jeunes qui, chaque année, échouaient dans l’ancienne Paces et qui, après deux tentatives, n’avaient rien en poche. Les nouvelles L.AS constituent la deuxième voie pour faire médecine. Il s’agit de licences dans des disciplines diverses (littéraires ou scientifiques) que le jeune suit avec une mineure santé. Elles permettent aussi, selon ses résultats, d’intégrer une filière médicale en fin de première année, ou de réessayer plus tard. Les L.AS sont ouvertes à tous les lycéens, même ceux qui ont choisi humanités, économie ou langues en spécialité.

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