« Un véritable enfer », « une libération », « un micmac »… Des femmes racontent leur ménopause


Phénomène biologique survenant en moyenne entre 45 et 55 ans, la ménopause – marquée par l’arrêt de l’ovulation et la disparition des règles – varie énormément d’une femme à l’autre. Parfois vécue comme une souffrance, parfois comme une renaissance, souvent taboue, elle est mise sur le devant de la scène le 18 octobre, avec la Journée mondiale de la ménopause. Plusieurs lectrices du Monde ont répondu à un appel à témoignages et racontent l’arrivée de leur ménopause.

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« Certitude de ne plus pouvoir avoir d’enfant »

Claire V., 58 ans, mathématicienne, Paris

« J’avais une image effroyable de la ménopause, liée au comportement de ma mère à cette époque de sa vie. Une image d’ailleurs corroborée par l’attitude de ma belle-mère, qui est devenue dépressive et hargneuse. J’étais donc dans l’appréhension. Lorsque mon tour est arrivé, très curieusement, la principale chose dont j’ai souffert, c’est de la certitude de ne plus pouvoir avoir d’enfant.

« Mon humeur a été beaucoup plus stable à partir de la ménopause »

Je n’en ai jamais parlé à personne, bien sûr… C’était ridicule et irrationnel : j’ai eu cinq enfants et mon dernier avait presque 20 ans quand j’ai été ménopausée ! Quant à mon humeur, elle a été beaucoup plus stable à partir de la ménopause car je ne souffrais plus du syndrome prémenstruel. Sinon, j’ai eu un peu chaud la nuit, pendant deux ou trois ans, mais pas de quoi en faire un drame ! »

« Je n’osais pas me plaindre »

Christine B., 49 ans, conseillère locataire, Ile-de-France

« Je ne redoutais pas particulièrement cette période prévisible de ma vie. Mais quand les premiers symptômes se sont manifestés, j’ai vécu un véritable enfer… au sens littéral du terme : pour moi, la ménopause ça a été une canicule intérieure. Je me réveillais en sueur huit à dix fois par nuit à cause des bouffées de chaleur. J’étais épuisée mais je n’osais pas me plaindre parce que, dans l’inconscient collectif, cela reste un phénomène naturel. Il faut juste attendre que ça passe.

« J’ai supplié mon gynécologue de me prescrire des hormones »

Après en avoir bavé pendant trente ans à cause de règles douloureuses et hémorragiques, je pensais le temps du répit venu. Que nenni ! Au début, je ne voulais pas prendre de traitement hormonal substitutif. Mais l’ampleur de mon mal était telle que j’ai supplié mon gynécologue de me prescrire ce remède miracle. Car oui, c’est un miracle d’avoir retrouvé mon confort d’avant, sans ce corps qui s’enflamme à tout-va. »

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