Un Islandais, greffé des deux bras par une équipe lyonnaise


L’Islandais Félix Gretarsson, avant la greffe des deux bras réalisée par des équipes lyonnaises, le 13 janvier.

Les médecins l’ont surnommé « le Viking ». Parce qu’il est natif d’Islande. Mais surtout à cause de sa détermination. Comme si les conquêtes de ses ancêtres nordiques s’étaient muées en force intérieure. Félix Gretarsson, 48 ans, vient de bénéficier d’une double greffe des bras, effectuée mercredi 13 janvier au sein de l’hôpital Edouard-Herriot, à Lyon.

L’opération a duré près de quinze heures. Elle a réussi. « On sait qu’il va y arriver, parce qu’il est très fort mentalement. Sa vie va changer. Il a des années de rééducation devant lui, il a la capacité de les affronter », résume le professeur Morelon, chef du service transplantation, néphrologie et immunologie clinique, aux hospices civils de Lyon (HCL), lors d’une conférence de presse donnée vendredi 22 janvier, en présence de l’équipe médicale à l’origine de cette première chirurgicale mondiale, révélée par le quotidien 20 minutes.

« M. Gretarsson a des années de rééducation devant lui, il a la capacité de les affronter », résume le PMorelon

Electrocuté le 12 janvier 1998, en intervenant sur une ligne à haute tension, Félix Gretarsson a perdu ses deux bras, et subit cinquante-quatre opérations, dont une greffe du foie. En 2008, il aborde Jean-Michel Dubernard à la sortie d’un congrès médical. Pionnier lyonnais de la greffe, le professeur Dubernard a réussi la première greffe de main en 1998, et la double greffe en 2000.

« Je serai le patient de votre vie », lance l’Islandais au chirurgien lyonnais, retraité depuis, qui l’oriente vers les hôpitaux lyonnais. Après la longue préparation d’un protocole détaillé, la mise au point d’un financement, et une dizaine de répétitions générales de l’opération, il faut encore attendre cinq ans. « Une vie entre parenthèses », témoigne Sylwia, son épouse. Jusqu’au jour J.

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Cinquante soignants, dont douze chirurgiens

« Cette double greffe est un énorme progrès pour l’humanité, l’élément déterminant c’est le don d’organes », rappelle le professeur Lionel Badet, chef de service et membre de l’équipe. Alertés par un message urgent sur leur boucle WhatsApp, cinquante soignants, dont douze chirurgiens, convergent le 13 janvier vers les deux blocs opératoires d’Edouard-Herriot. L’un pour prélever les bras du donneur. L’autre pour effectuer la transplantation. Médecins, infirmiers, techniciens, viennent des HCL et de différents établissements privés (cliniques du Parc et Saint-Charles, Médipôle, Hôpitaux Jean-Mermoz, Nord-Ouest, Infirmerie protestante).

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