trois obstacles sur la route d’Anne Hidalgo vers l’Elysée


Anne Hidalgo lors d’une conférence de presse sur le développement de la Vallée de la Seine à Rouen, le 11 février.

Analyse. Elle n’est pas du genre à se décourager à la première déconvenue. En janvier, un sondage Harris Interactive accordait à Anne Hidalgo 6 % des intentions de vote au premier tour de la présidentielle. Quelques jours plus tard, Ipsos la créditait d’à peine davantage, 8 % à 9 %, en cas de concurrence avec Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon. Et seulement 16 % dans l’hypothèse où elle n’aurait pas de rival écologiste. Pas de quoi troubler la confrontation annoncée entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

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La maire de Paris, pourtant, n’a pas abandonné l’idée de se présenter à l’Elysée. Au contraire. Bien décidée à faire vivre sa précandidature, elle a entamé un tour de France. Un jour à Rouen pour évoquer la nécessité de « réparer les liens qui ont été très abîmés entre les Français ». Un autre à Nancy pour dire sa « peur » du « chaos » que connaîtrait la France si l’extrême droite arrivait au pouvoir. Elle prépare aussi un livre pour la rentrée de septembre.

Anne Hidalgo représentera-t-elle la gauche sociale-démocrate à la présidentielle en 2022 ? A-t-elle la moindre chance de l’emporter ? En quelques mois, la socialiste a réussi à s’imposer dans le jeu. Son nom vient désormais en premier dans la liste des possibles candidats issus du PS. Mais le soutien d’un parti très affaibli ne suffit pas. Sur la route de l’Elysée, la « reine maire » se trouve face à trois obstacles massifs. Des blocs de béton semblables à ceux installés dans Paris après les attentats terroristes pour bloquer les voitures-béliers.

  • Une image très négative hors de son camp

Le premier, c’est elle-même. Cette maire qui, en campagne pour sa réélection, n’a cessé de promettre qu’elle ne se présenterait pas à l’Elysée. Cette élue qui, aujourd’hui encore, affirme n’avoir pas vraiment « envie » de concourir en 2022, mais se sentir plutôt une « responsabilité », celle d’empêcher si elle le peut un duel Macron-Le Pen. Cette femme politique, surtout, dont l’image se révèle particulièrement contrastée : assez positive à gauche et chez les écologistes, très négative à droite.

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Le dernier baromètre réalisé par Elabe les 2 et 3 février pour Les Echos et Radio Classique est révélateur. Quelque 48 % des sympathisants de gauche ont d’elle une image positive. Mais le score tombe à 30 % chez les partisans de La République en marche (LRM) ou du MoDem, 17 % chez les sympathisants de droite et 12 % chez ceux de l’extrême droite. Considérée par ses supporteurs comme une femme de conviction, ancrée à gauche, prête à en découdre pour lutter contre la voiture, elle est jugée à droite autoritaire, sectaire, piètre gestionnaire. Au total, ceux qui l’apprécient sont bien moins nombreux (24 %) que ceux qui la rejettent (54 %).

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