Sur Internet, des soldes sans le stress du Covid-19


Des boîtes de chaussures Zalando, à l’occasion de l’entrée en Bourse du distributeur, en octobre 2014, à Francfort.

Où faire les soldes ? En ligne ou dans un centre commercial ? Sur Zalando ou chez un chausseur ? Sur Asos ou chez Etam ? L’instauration du couvre-feu à 18 heures sur l’ensemble du territoire, depuis samedi 16 janvier, pourrait inciter les consommateurs à chasser les bonnes affaires sur le Net, sans stress, plutôt qu’en magasin, dès le lancement des soldes d’hiver, mercredi 20 janvier. « Hélas ! », s’exclame Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce, une fédération qui représente la distribution non alimentaire en France, ce basculement vers le Net apparaît « inexorable ».

« A cause de la crise sanitaire », deux tiers des Français affirment déjà « éviter au maximum de se rendre dans les magasins », selon un sondage réalisé par YouGov les 7 et 8 janvier. Les plus jeunes privilégieront le Net : pendant cette période de soldes, 40 % des personnes âgées entre 18 et 34 ans feront leurs achats sur la Toile, contre seulement 28 % de leurs aînés. Au grand dam des détaillants de mode, qui craignent d’être « court-circuités », selon M. Petiot.

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Les habitudes acquises sur le Net fin 2020 devraient se confirmer lors de cette période d’achat-clé pour les commerçants. Pour les soldes d’hiver de 2020, La Poste, qui expédie les colis de la plupart des sites Web, avait enregistré un bond d’activité de 20 %. L’édition 2021 devrait être de la même ampleur.

Au dernier trimestre 2020, l’achat en ligne a enregistré une croissance phénoménale, du fait de la fermeture des magasins de produits non essentiels entre le 1er et le 28 novembre afin de lutter contre la deuxième vague de la pandémie due au coronavirus en France. Les chiffres ne sont pas encore officiels – et ils sont jugés sensibles. Le secteur de la vente à distance, qui revendique le rôle d’amortisseur de la crise due au Covid-19, « marche sur des œufs » depuis mars 2020, observe une source anonyme.

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La « folie » en fin d’année

Le lobby qui défend les intérêts des acteurs de la vente en ligne en France s’inquiète de l’image de grand gagnant de la crise due au Covid-19 et de fossoyeur du petit commerce qui lui colle à la peau depuis la fermeture administrative des magasins, d’abord de mars à mai 2020, puis en novembre, à la veille de ventes de Noël. La Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) ne dévoilera les résultats du secteur dans l’Hexagone que tout début février.

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