Premiers pas et premières polémiques dans les nouvelles mairies écologistes


Le nouveau maire de Bordeaux, Pierre Hurmic (au centre), lors d’une réunion avec son équipe de campagne, à Bordeaux, le 29 juin.

C’est peu de dire que leurs premiers pas ont été remarqués. Depuis plusieurs jours, les maires écologistes qui ont conquis des grandes villes – comme Bordeaux, Lyon, Strasbourg ou Besançon – lors des élections municipales en mars et juin ont suscité moqueries, réprobation, voire insultes… Ils auraient « une idée à la con par jour », a taclé la journaliste Isabelle Saporta sur RMC, vendredi 11 septembre. Pour d’autres, ils seraient des « rabat-joie » qui n’aiment pas ce qui est « populaire », mais aussi des « idéologues » menant une guerre « contre les traditions ».

Ce sont les sorties de Grégory Doucet et Pierre Hurmic, respectivement édiles de Lyon et Bordeaux, qui ont déclenché les polémiques. Le premier, en affirmant au Progrès que le Tour de France était « machiste et polluant », le second en annonçant la fin du sapin de Noël devant l’hôtel de ville de Bordeaux – un « arbre mort », selon lui.

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Des « erreurs de communication » pour les cadres d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), qui ne doivent pas, selon eux, occulter les premières mesures adoptées par leurs élus. Dans toutes les grandes villes, ces derniers ont, en effet, pris des décisions concernant aussi bien la végétalisation, l’économie locale que les transports publics ou encore la sécurité. Des premiers pas qui revêtent une importance particulière pour les Verts. Les stratèges d’EELV veulent faire de ces villes des laboratoires de l’écologie politique et prouver le nouveau statut qu’ils revendiquent : celui de parti de gouvernement.

  • Végétaliser des villes trop « minérales »

C’est l’un des points forts des programmes des maires EELV : changer les villes trop « minérales » en favorisant des « forêts urbaines ». A Bordeaux, le nouveau maire veut « changer de méthode » sur cette question. Une étude des sous-sols et conditions de plantation d’arbres est actuellement menée sur plusieurs places de la ville, et plusieurs dizaines d’hectares boisés existants seront sanctuarisées. M. Hurmic a également annoncé la rédaction d’une « charte des droits de l’arbre ». A Lyon, ce sont les cours d’école qui seront végétalisées.

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En revanche, à Besançon, Anne Vignot est critiquée pour son manque d’action sur le sujet. La maire estime qu’il faut sérieusement étudier les sous-sols, notamment en raison des réseaux de gaz, d’électricité et d’eau, avant d’entreprendre des plantations d’envergure.

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