Plusieurs syndicats appellent à manifester samedi en faveur des droits sociaux et des libertés


Des « citoyennes concernées » (selon leur propre expression) lors de la manifestation contre la loi « sécurité globale », à Paris, le 28 novembre 2020. © Agnes Dherbeys / MYOP pour Le Monde

L’appel du collectif opposé à la proposition de loi « sécurité globale » s’élargit. Une intersyndicale menée par la CGT prévoit de se mobiliser partout en France, samedi 5 décembre, pour les droits sociaux et les libertés. « Suite à la crise du Covid mais aussi dans la continuité d’une logique de profit à tout prix, les plans de licenciements se multiplient de la part des grandes entreprises », écrivent la CGT, la FSU, Solidaires, et les organisations de jeunesse FIDL, UNL, MNL, Unef.

Chaque année, la CGT organise une mobilisation le premier samedi de décembre pour soutenir les précaires et les chômeurs. Cette fois, l’appel de l’intersyndicale rejoint celui lancé mercredi par la « coordination #StopLoiSécuritéGlobale ». Cette dernière avait prévenu que ses prochaines « marches des libertés », rebaptisées « marches des libertés et des justices », se tiendraient « souvent en convergence avec les actions menées dans le cadre de la journée nationale contre le chômage et la précarité ».

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Mettre l’accent sur la jeunesse

La précarité « s’est encore développée au plus grand profit du patronat, Medef en tête, et au détriment, particulièrement, des femmes », écrit l’intersyndicale. « La jeunesse est singulièrement visée par les politiques gouvernementales, régressives (baisse des APL, réformes du bac, de l’université et de la recherche…), et subit, dès qu’elle se mobilise, une répression inadmissible », selon ce même collectif.

Manifestation contre la loi « sécurité globale », à Paris, place de la République, le 28 novembre 2020. © Agnes Dherbeys / MYOP pour Le Monde

Les syndicats réclament la suspension de la réforme de l’assurance-chômage, partiellement rejetée la semaine dernière par le Conseil d’Etat. L’annonce d’une aide de 900 euros à destination des précaires est pour eux « une aumône, qui exclut la majorité des 2 à 3 millions de précaires, intérimaires, saisonnier·e·s, extras hôteliers, guides touristiques, CDD de tous les secteurs et tous les travailleurs et travailleuses sans papiers ».

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Dans le même temps, « le gouvernement multiplie les lois portant atteinte à des libertés fondamentales : le projet de loi “sécurité globale”, le nouveau schéma national du maintien de l’ordre, le délit d’entrave compris dans la loi de programmation de la recherche, le projet de loi censé renforcer les principes républicains », marquant « une dérive autoritaire inquiétante », dénonce l’intersyndicale.

Les « marches » de samedi dernier, organisées juste après la révélation par une vidéo de violences policières contre Michel Zecler, producteur de musique noir, ont suscité une forte mobilisation, rassemblant 133 000 personnes dans tout le pays, selon le ministère de l’intérieur.

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Le Monde avec AFP



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