Plus de 7 milliards d’euros déposés sur le Livret A et le LDDS en janvier


Les dépots sur les livret A et LDDS atteignaient 455,5 milliards d’euros à fin janvier.

Les Français ont continué d’épargner massivement au début de 2021. Selon les chiffres communiqués par la Caisse des dépôts mardi 23 février, la collecte du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a été de 7,19 milliards d’euros pour l’ensemble des réseaux en janvier. Ce niveau est particulièrement élevé, il est proche de celui atteint en avril 2020, en plein premier confinement, où les dépôts sur les livrets réglementés avaient culminé à 7,39 milliards d’euros.

Dans le détail, le Livret A a drainé 6,32 milliards d’euros, alors qu’il avait enregistré une décollecte de 840 millions en décembre 2020. Son petit frère, le LDDS a, quant à lui, attiré 870 millions d’euros, après 1 010 millions d’euros en décembre 2020.

L’encours total sur les deux produits atteint le montant record de 455,5 milliards d’euros à la fin janvier.

Cette collecte massive en janvier est une demi-surprise. Une étude de Meilleurplacement.com avec OpinionWay sur l’attitude et le comportement des Français avec leur épargne en 2020 et réalisée les 27 et 28 janvier 2021 montre que le Livret A et le LDDS restent des placements très populaires, malgré leur faible rémunération (0,5 % depuis février 2020).

Selon cette étude, 70 % des Français affirment en posséder un, suivi par le contrat d’assurance-vie (38 %), loin devant le plan d’épargne en actions (PEA) (15 %). Ces livrets permettant de se constituer une épargne de précaution facilement disponible séduisent plus de 70 % des seniors, ainsi que les 35-49 ans (75 %).

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Une autre enquête confirme cette tendance. La 19e édition du «  Baromètre les Français, l’épargne et la retraite », réalisé par Le Cercle des épargnants et l’institut Ipsos du 15 au 22 janvier, montre que 40 % des Français pensent qu’il vaut mieux, de façon générale, « dépenser et profiter du présent car on ne sait pas de quoi est fait l’avenir », contre 37 % pour qui il faut plutôt « mettre de côté et épargner au cas où, ou pour l’avenir ».

La volonté d’épargne des Français ne faiblit pas pour autant, 32 % d’entre eux ayant l’intention d’épargner davantage en 2021, un score stable par rapport à l’an dernier, mais bien supérieur à celui mesuré les années précédentes (27 % en 2019, 23 % seulement en 2018).

Dans les faits, c’est bien le côté « fourmi » qui l’a remporté en janvier, les soldes n’ayant, il est vrai, débuté que le 20 janvier et ayant été prolongés jusqu’au 2 mars.



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