Parler, Gab, Telegram… après Twitter, les pro-Trump en quête de nouveaux réseaux sociaux


Rideau. Lundi 11 janvier, peu après neuf heures du matin, heure de Paris, l’application Parler a totalement cessé de fonctionner. Ce concurrent autoproclamé de Twitter, lancé par des militants d’ultradroite avec le soutien financier de la famille milliardaire Mercer, proche de Donald Trump, s’est vu couper ses serveurs par Amazon Web Service, l’une des principales sociétés d’hébergement de sites et d’applications dans le monde.

Avant Amazon, Google et Apple avaient déjà retiré l’application de leurs magasins Android et iOS, en évoquant les mêmes raisons : l’absence quasi totale de modération sur Parler et les appels à la violence qu’on pouvait y trouver émanant des soutiens les plus fervents de Donald Trump, dans la lignée des violences survenues le 6 janvier au Capitole de Washington.

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Durant tout le week-end, après que l’actuel président des Etats-Unis a perdu l’accès à son compte Twitter personnel (@realdonaldtrump, l’un des plus gros comptes du monde, avec 88,2 millions d’abonnés au moment de sa fermeture), la frange la plus dure des militants républicains s’est mise en quête d’une alternative à Twitter, dénonçant la censure imposée par la « Big Tech » – Amazon, Google, Apple, mais aussi Facebook, Twitter, ou même la fondation Mozilla (Firefox).

Gab, premier bénéficiaire de la fermeture de Parler

Sur Parler comme sur d’autres réseaux, des internautes recommandaient d’aller sur Rumble (service de vidéo canadien peu modéré), Vkontakte (concurrent russe de Facebook), Odyssey (plate-forme vidéo très peu modérée) ou Gab (concurrent de Twitter prisé de l’extrême droite). « Un exode massif est en marche actuellement, alors soyez du voyage, les ami(e)s », s’enthousiasme un message très partagé dans les groupes pro-Trump sur différents réseaux sociaux, y compris francophones.

Gab semble d’ailleurs être le premier bénéficiaire de la fermeture de Parler. Dimanche 10 janvier, son PDG, Andrew Torba, se félicitait d’avoir accueilli 600 000 nouveaux utilisateurs en vingt-quatre heures et d’avoir enregistré plus d’inscriptions au cours des deux derniers jours que durant les deux dernières années. Pour le fondateur du service, la fermeture de Parler et du compte Twitter de Donald Trump est un « holocauste numérique de conservateurs, de chrétiens, et de tous ceux qui osent s’opposer au régime de l’oligarchie communiste ».

Contrairement à Parler, Gab n’utilise pas les services d’Amazon pour son hébergement : le service dispose de ses propres serveurs. A la fin 2020, le site avait transféré l’intégralité de ses données dans son propre centre d’hébergement. Deux ans plus tôt, le réseau social, qui se présente comme « le leader du marché quand il s’agit de défendre la liberté d’expression contre la tyrannie de la Silicon Valley », avait lui-même été menacé de fermeture par son hébergeur, Microsoft Azure.

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