Lionel Bensemoun, un entrepreneur écolo fait une Folie à Barbizon


Lionel Bensemoun à La Folie Barbizon.

Il ne l’avoue qu’à demi-mot, « décence oblige » : Lionel Bensemoun a vécu le confinement rêvé. C’est bien décidé à se mettre au vert que la figure de la fête parisienne – anciennement à la tête du Baron – a quitté début mars la capitale pour Barbizon, à l’orée de la forêt de Fontainebleau, afin d’y fonder sa « Folie ». « Une folie, avant, c’était un lieu-dit, une villégiature où il y avait beaucoup d’art… et de libertinage, dit-il en souriant, fidèle à lui-même. Bon, sur ce dernier point, on va encore réfléchir, mais l’idée, c’est de revenir à des endroits où les gens font plus que se croiser, comme dans le hall d’un hôtel. »

Après avoir fait les belles années du Baron, lancé les déclinaisons cannoises de l’institution parisienne, et fait danser Miami Beach pendant les foires Art Basel, c’est donc en Seine-et-Marne qu’il pose ses valises (« pour de bon », assure-t-il). A l’instar de sa Villa Lena, en Toscane, site d’agrotourisme autosuffisant ouvert en 2013 et point de départ de sa transition écologique, La Folie Barbizon est un condensé de l’époque, espace où se rencontrent restauration, hôtellerie, art et engagement.

« Concrètement, c’est une résidence d’artistes, avec 6 studios dédiés, 14 chambres disponibles en hôtellerie, et des chefs cuisiniers qui travaillent le végétal en alternance. »

« Concrètement, c’est une résidence d’artistes, avec 6 studios dédiés, 14 chambres disponibles en hôtellerie, et des chefs cuisiniers qui travaillent le végétal en alternance. Quand la crise sanitaire sera derrière nous, il y aura aussi très régulièrement des conférences et tables rondes avec des ONG écologistes », détaille le propriétaire enjoué qui, après quinze ans à servir le monde de la nuit, se dévoue désormais à rendre l’écologie branchée.

A Barbizon, le maître-mot est « partage », explique-t-il – que ce soit pour le dîner, durant lequel les convives se réunissent à la grande table, où l’on sert un plat unique « comme à la maison », ou bien pour « un drink autour du bar », les soirs de fêtes durant lesquels les musiciens s’affairent au piano. Loin le temps des aftershows de défilés de mode et des physionomistes : les enfants sont évidemment les bienvenus – les fêtards du Baron sont aujourd’hui en âge d’être parents après tout.

Le bar dans un tronc de châtaignier

Le confinement aura été pour Lionel l’occasion de prendre possession des lieux, qu’il a acquis grâce à ses fonds propres. Ce printemps, avec son entourage proche – « [sa] sœur, deux trois amis et leurs enfants », il a donc peaufiné la décoration « avec ce qu’on avait sous la main » et les artistes déjà en résidence. Excepté la literie, tout est de seconde main, déniché chez Emmaüs et autres Leboncoin, ou de la création sur mesure, évidemment respectueuse de l’environnement.

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