l’exécutif à l’heure des choix


Le président Emmanuel Macron, sur le site du groupe Ariane, à Vernon (Eure), le 12 janvier.

Une drôle de guerre est en train de se jouer contre l’épidémie de Covid-19. Mardi 12 janvier, environ 19 000 nouveaux cas positifs ont été répertoriés en France en vingt-quatre heures. Un « plancher haut », selon l’expression d’un proche d’Emmanuel Macron, qui se situe à un niveau relativement stable depuis le début de l’année. Pas de quoi s’affoler, donc, en théorie.

Alors que 1 243 personnes sont mortes au Royaume-Uni, mardi, la France a enregistré pour sa part 362 décès. Pour autant, l’exécutif guette avec inquiétude l’avancée du virus dans les jours et les semaines à venir. Un « paradoxe », a convenu le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, mardi, au journal de « 20 heures » de TF1. « En France, la circulation du virus est importante, mais elle est beaucoup moins importante que dans d’autres pays européens. Nous sommes plutôt bons élèves », a souligné l’infectiologue, selon qui les fêtes de fin d’année n’ont pas accéléré la diffusion du Covid-19.

A l’entendre, la source des inquiétudes se trouve ailleurs, dans « ce mutant anglais qui est arrivé, qui existe en France ». « Il y a plusieurs dizaines de cas chaque jour ; nous sommes probablement autour de 1 % [des tests positifs] », a noté M. Delfraissy.

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Or, c’est précisément ce variant du Covid-19 – à la circulation plus rapide – qui est en train de plonger les Britanniques dans une saturation dramatique de leur système hospitalier. Lundi, plusieurs cas ont été repérés autour de Cholet (Maine-et-Loire), après Marseille, Lille ou Bagneux (Hauts-de-Seine).

« Le couvre-feu suffit pour l’instant »

Des arbitrages étaient donc attendus lors d’un conseil de défense sanitaire, prévu mercredi matin. Le premier ministre, Jean Castex, et le ministre de la santé, Olivier Véran, doivent en révéler la teneur lors d’une conférence de presse, jeudi après-midi.

Pour l’heure, une certitude : le gouvernement n’envisage pas « à date » d’imposer un nouveau confinement. « Le couvre-feu suffit pour l’instant », a assuré M. Castex, lundi, face aux membres du comité de liaison parlementaire mis en place pour le suivi de l’épidémie. « Un troisième confinement ne peut pas être exclu par principe mais c’est une hypothèse de dernier recours », indique-t-on à Matignon. L’extension à de nouvelles zones, voire à l’ensemble du territoire, d’un couvre-feu à 18 heures, paraît privilégiée. Ce dernier est déjà en vigueur dans vingt-cinq départements. Un autre scénario sur la table, moins probable, conduit à un statu quo.

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