les socialistes veulent maintenir leurs positions


Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, lors d’une réunion sur l’organisation du second tour des élections municipales au ministère de l’intérieur, le 27 mai.
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, lors d’une réunion sur l’organisation du second tour des élections municipales au ministère de l’intérieur, le 27 mai. LUDOVIC MARIN / AFP

La fournée du premier tour des élections municipales, le 15 mars, a été plutôt bonne pour le Parti socialiste (PS). Même si la compétition a été rude avec Europe Ecologie-Les Verts (EELV), le second tour devrait confirmer ce résultat. « Le PS a fait plus que se maintenir. Nous n’allons pas jouer les fanfarons mais ces élections vont nous servir et montrer que nous sommes une force qui compte, sans laquelle personne ne peut gagner », constate Olivier Faure, le premier secrétaire du parti.

Sur les 253 villes de plus de 30 000 habitants qui ont vu leur maire élu dès le premier tour, le PS a gagné dans vingt-huit d’entre elles, quand la droite s’est maintenue à la tête de trente-deux. Il garde également 140 villes de plus de 10 000 habitants. Et espère conserver les bastions qui lui restent et surtout dépasser le traumatisme de 2014 qui l’avait vu en perdre un bon nombre.

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« Les écologistes ont voulu faire leur 1977 à eux et passer devant nous [lors des municipales de 1977, le PS avait damé le pion au PCF en devenant la première force municipale à gauche], ils ont fait des scores excellents dans les grandes villes mais n’ont pas réussi leur pari », estime Jean-Christophe Cambadélis, ancien premier secrétaire.

A Paris, Rennes, Nantes, Lille, Dijon, Le Mans, Clermont-Ferrand, les maires sortants ont en effet été confortés au premier tour. Même à Rouen et Villeurbanne, où ils étaient en difficulté, les candidats PS sont parvenus à sortir en tête. Les socialistes devraient aussi gagner Nancy. Dans l’ensemble, les grands élus entendent profiter de la prime au sortant. Ils espèrent aussi mettre en valeur leur rôle protecteur durant la crise sanitaire pendant l’épidémie liée au coronavirus. Mais ils ont dû tous se rendre à l’évidence : EELV se pose désormais en sérieux concurrent.

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C’est une des leçons majeures de ce scrutin à gauche : l’hégémonie de la social-démocratie relève désormais du passé. Le coup de semonce avait été amorcé en 2014 quand les socialistes avaient vu leur échapper des villes symboles comme Limoges ou Montpellier et de nombreuses villes moyennes. Les élections présidentielle et législatives de 2017 les avaient relégués en position mineure, écrasés par la nouvelle force macroniste de La République en marche. Et depuis les européennes de 2019, le vent électoral semble porter les écologistes, arrivés troisième du scrutin derrière LRM et le RN, et qui ont désormais en tête la présidentielle de 2022.

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