Les joyaux du Muséum d’histoire naturelle en pleine lumière


L’« Arbre aux tourmalines ».

Les amoureux du cinéma vénèrent L’Arbre aux sabots. Les fanatiques des pierres révèrent l’Arbre aux tourmalines, une pièce culte, commandée à Jean Vendome (1930-2017) par le Muséum national d’histoire naturelle, en 1976, pour célébrer son 350e anniversaire. Pour l’occasion, le joaillier, pionnier dans l’emploi des matériaux naturels, avait trouvé dans l’extraordinaire collection de l’établissement de quoi garnir sa ramure métallique. Il y avait sélectionné des gemmes, notamment des améthystes venues d’une parure de l’impératrice Marie-Louise (1791-1847), mais surtout une série de tranches de tourmalines. Les festivités achevées, l’œuvre avait été démontée et les joyaux avaient regagné leurs tiroirs.

A l’occasion de l’exposition « Pierres précieuses », qui rassemble 550 pièces – minéraux, pierres taillées et objets d’art s’étalant sur près de 4,4 milliards d’années –, le co-commissaire de l’exposition, François Farges, professeur au muséum, expose dix années de recherches menées dans l’établissement parisien. Il a notamment retrouvé les différents minéraux du fameux arbre et en a retracé l’histoire. Entrées dans les collections en 1908, les tranches de tourmalines sont les premières jamais réalisées dans ces cristaux. Originaires de Bity, à Madagascar, « elles témoignent, grâce à leurs stries, de la formation du massif, mais aussi du génie d’un artiste qui a su percevoir leur beauté », insiste François Farges. L’exposition durera jusqu’au 14 juin 2021. Mnhn.fr

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