Les Etats-Unis en route vers Mars pour en rapporter des échantillons


Le patron de la NASA devant une réplique de l’astromobile Perseverance, qui va être envoyée sur Mars, en Floride, le 29 juillet.

Après l’orbiteur Hope des Emirats arabes unis le 20 juillet et le triptyque chinois Tianwen-1 (orbiteur, atterrisseur, petit rover) le 23 juillet, l’américaine Mars 2020 est la dernière des trois missions de l’année à s’envoler à destination de la Planète rouge. Décollage prévu ce jeudi 30 juillet, depuis Cap Canaveral (Floride). Cependant, en termes d’intérêt scientifique, elle s’avère sans contestation la première, grâce à son passager nommé Perseverance.

Evolution du rover Curiosity, qui vadrouille sur Mars depuis 2012, cette astromobile de plus d’une tonne va poursuivre la tâche de son prédécesseur, à savoir « mieux comprendre l’histoire de la planète, son climat et sa météorologie », résume Michel Viso, responsable de l’exobiologie au Centre national d’études spatiales (CNES).

Mais Mars 2020 est plus qu’une simple continuation – à près de 2,5 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros) – de Curiosity. Elle constitue la première étape d’une ambitieuse saga spatiale, Mars Sample Return (MSR), le retour sur Terre d’échantillons prélevés dans le sol martien, avec pour but la recherche de traces d’une éventuelle vie passée.

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Le 18 février 2021, au terme d’un voyage de plus de six mois, Perseverance atterrira dans le cratère Jezero. D’une cinquantaine de kilomètres de diamètre, il a autrefois été occupé par un lac qu’alimentait le delta d’un fleuve. De l’eau, des alluvions, des argiles, des sulfates, des carbonates, d’excellentes conditions pour que la vie ait pu se développer… Et pour que ses restes soient piégés dans les sédiments.

« On se posera au pied du delta et l’on montera dessus », explique le responsable des programmes d’exploration du Système solaire au CNES, Francis Rocard, lequel inclut dans ce « on » tous les chercheurs et ingénieurs qui ont conçu et vont commander les six instruments qu’emporte Perseverance.

Le décollage depuis Mars, un énorme défi

« Le prélèvement des échantillons est intimement lié à ce qu’observent les instruments, souligne Michel Viso. Une équipe de douze chercheurs qui se consacre uniquement aux échantillons discute au jour le jour avec les autres scientifiques pour déterminer ce que le rover va faire. C’est un vrai travail collectif, difficile, répétitif, fastidieux. Mais si on ne le fait pas, on ne trouvera pas la pépite. Il n’y a pas de place pour la chance dans ce genre de mission. »

Une réplique de l’astromobile Perseverance est présentée lors d’une conférence de presse, à Cape Canaveral, en Floride, le 29 juillet.

C’est donc en observant les paysages et les cailloux, en analysant la composition chimique des roches, que l’équipe scientifique décidera de forer ou non pour prélever des petites carottes qui seront scellées dans des tubes. Perseverance en aura une quarantaine à sa disposition mais seulement trente et une reviendront sur Terre.

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