Le retour en force de Federico Fellini au festival Cinemed


Cinéma

L’affiche du festival Cinemed à Montpellier, avec Claudia Cardinale dans le film Huit et demi de Federico Fellini.

Retour aux sources pour la 42e édition (jusqu’au 24 octobre) du festival Cinemed de Montpellier. Né à l’origine autour du cinéma italien avant de prendre son essor en défendant toutes les cinématographies du bassin méditerranéen, il revient – provisoirement – à son point de départ transalpin pour proposer une exceptionnelle intégrale Federico Fellini à l’occasion du centenaire de naissance du maestro, le 20 janvier 1920 à Rimini (Emilie-Romagne).

Même l’Italie n’a pu, en raison du confinement du printemps, organiser un événement d’une telle ampleur. Pour ses organisateurs, cette première française se veut comme « un acte de foi dans la vie » au temps du Covid-19, quand bien même l’annonce du couvre-feu les a contraints à modifier leur grille de programmation afin que toutes les projections se terminent aux alentours de 20 h 30.

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« Tutto Fellini ! » comme on dirait « tout compris » au restaurant, vin, dessert et pousse-café. Soit vingt-trois films et demi, si l’on compte le premier, Les Feux du music-hall, réalisé en 1950 avec Alberto Lattuada, jusqu’au dernier, La Voce della Luna, sorti en 1990, trois ans avant sa mort à Rome, le 31 octobre 1993. Toutes ces œuvres ont été restaurées en 4K par l’Istituto Luce Cinecittà, la Cineteca di Bologna, et la Cineteca nazionale, autant dire le nec plus ultra en la matière.

Pour Christophe Leparc, directeur artistique du festival, cette programmation est un pari. Près de trente ans après sa mort, Federico Fellini semble être passé de mode. La figure du metteur en scène démiurge et obsédé par son œuvre, ne quittant pas le studio 5 de Cinecittà où il avait établi, disait-on, « sa résidence secondaire », n’est plus un modèle.

« Ses films ne passent plus trop à la télévision, reconnaît Christophe Leparc. Or, si l’auteur est complexe, il est très abordable. Nous allons essayer de le remettre au goût du jour. Pour tout cinéphile moyen, il est incontournable pour sa manière d’envisager le cinéma comme un art total. »

Onirique et réaliste

Pour ce faire, le directeur artistique de Cinemed a pu compter sur l’écrivain Daniel Pennac, auteur de La Loi du rêveur (Gallimard, 176 pages, 17 euros), dont Fellini est l’un des protagonistes, sinon l’inspirateur. L’écrivain, qui se définit non pas « comme un spécialiste mais comme un fan », sera à Montpellier pour animer des tables rondes, où seront mises en avant les capacités de l’auteur de La Dolce Vita (1960) à faire dialoguer ses rêveries (qu’il consignait et dessinait) avec ses films, comme si les seconds étaient une illustration des premières.

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