le feu vert… et l’ultimatum de Donald Trump


Un homme fait la promotion de TikTok à l’aide de son tee-shirt, dans un Apple Store de Pékin, le 17 juillet.

La guerre technologique entre les Etats-Unis et la Chine se poursuit, les Américains ne supportant pas l’émergence de géants technologiques chinois incontournables en Occident. Après Huawei, champion de la 5G, dont ils tentent d’orchestrer le boycott, c’est au tour de l’application vidéo TikTok d’être dans le collimateur de Washington. L’administration Trump va forcer la vente du réseau social à des intérêts américains. L’application a connu un succès mondial foudroyant, y compris aux Etats-Unis, avec 180 millions de téléchargements. En cas d’échec, le président américain menace de l’interdire sur son territoire.

L’hypothèse la plus probable est un rachat des activités américaines de l’entreprise par Microsoft, qui entend poursuivre ses négociations et les boucler d’ici au 15 septembre – date butoir fixée par la Maison Blanche. C’est ce qu’a déclaré l’entreprise dans la foulée d’un entretien entre son PDG Satya Nadella et le président Donald Trump.

Ce dernier a indiqué, lundi 3 août, qu’il laisserait Microsoft mener à bien ces discussions. « J’ai dit : voyez, cela ne peut pas être contrôlé par la Chine pour des raisons de sécurité. Voilà l’accord, cela ne me gêne pas que ce soit Microsoft ou quelqu’un d’autre, une grosse entreprise, une entreprise sûre, une entreprise très américaine peut l’acheter », a déclaré M. Trump. Il a estimé, sans donner d’autres détails, que le Trésor américain devrait bénéficier de l’accord, puisque rien ne peut se faire sans lui. Et il a enfin suggéré à Microsoft d’acheter l’intégralité de l’entreprise.

Le PDG de Microsoft, Satya Nadella, s’adresse au sommet de la tech « Future Decoded », à Bangalore (Inde), le 25 février.

Des négociations secrètes étaient en cours, sur le point d’aboutir vendredi, quand elles ont été sabordées par Donald Trump, qui s’est déclaré en faveur de l’interdiction pure et simple de l’application. Celle-ci est soupçonnée de collecter des données sur les consommateurs américains et de les transmettre au pouvoir chinois, de diffuser de la propagande chinoise et de censurer des vidéos, notamment celles qui concernent Hongkong. Récemment, les ministères de la défense et des affaires étrangères américains ont interdit l’usage de l’application sur les appareils professionnels de leurs agents.

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« Microsoft qui rachète TikTok, c’est gagnant-gagnant »

L’offensive avait été lancée par le secrétaire d’Etat Mike Pompeo début juillet, qui avait envisagé d’interdire l’application sur le territoire américain pour des raisons de sécurité. Au sein de la Maison Blanche, deux camps s’opposent : les antichinois les plus virulents, notamment le vice-président Mike Pence et le conseiller commercial Peter Navarro, favorables à l’élimination de TikTok ; et les partisans d’un compromis qui permette à une entreprise américaine, Microsoft, de mettre la main sur un joyau chinois : parmi eux, le secrétaire au Trésor Steve Mnuchin, M. Pompeo et des sénateurs républicains, tel Marco Rubio (Floride), président de la commission sur le renseignement, et Lindsey Graham (Caroline du Sud). Ce dernier a tweeté : « Ayons une entreprise américaine comme Microsoft qui rachète TikTok. C’est gagnant-gagnant. Cela garde la concurrence vivante et maintient les données hors de portée du Parti communiste chinois. »

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