l’ambition européenne revue à la hausse


La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 16 septembre à Bruxelles, pour son premier discours sur l’état de l’Union.

A lire les Tweet d’Ursula von der Leyen depuis quelques jours, n’importe qui aurait eu envie d’en savoir plus sur ce « #SOTEU » dont elle parsème nombre de ses messages et qui orne désormais les masques de certains de ses collaborateurs. « J – 1 », annonçait-elle encore mardi 15 septembre. « C’est mieux que le lancement d’une série Netflix », ironise un haut fonctionnaire. La présidente de la Commission européenne n’a pas ménagé sa peine pour prévendre le discours sur l’état de l’Union [State of the European Union, en anglais, d’où cet acronyme] qu’elle prononçait devant le Parlement européen mercredi. Au risque de décevoir.

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L’ancienne ministre d’Angela Merkel se veut déterminée dès lors qu’il s’agit de lutter contre le réchauffement climatique et de faire avancer le « Green Deal » [« pacte vert »], qu’elle a lancé en décembre 2019, lui aussi en grande pompe, et dont la mise en œuvre s’est retrouvée percutée par la pandémie de Covid-19. Bien sûr, le plan de relance européen – sur lequel les Vingt-Sept se sont mis d’accord en juillet – reste sa priorité. Mais il est désormais temps, juge-t-elle, d’accélérer le pas pour donner une chance au Vieux Continent d’atteindre l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050, qu’il s’est fixé il y a maintenant neuf mois.

Dans ce contexte, Ursula von der Leyen a préconisé, mercredi, une baisse des gaz à effet de serre « d’au moins 55 % » par rapport à 1990 et à l’horizon 2030, quand il était jusqu’ici question d’un recul de 40 %. La loi climat présentée au printemps prévoyait de revoir cet objectif à la hausse, et de le porter à un minimum de 50 %. L’exécutif européen a donc décidé d’aller au-delà et de réaffirmer, à cette occasion, sa détermination.

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Nombreux écueils

« Pour respecter l’accord de Paris, il faudrait une réduction des émissions d’au moins 65 % en 2030 », a tweeté le réseau d’ONG CAN Europe, mardi. La veille, plus de 150 groupes mondiaux, dont EDF, Apple ou encore Google, avaient estimé, dans une déclaration conjointe, qu’une baisse de 55 % constituait le « niveau minimal d’ambition nécessaire pour atteindre la neutralité carbone en 2050 ». Quant au Parlement européen, il aura aussi son mot à dire. La commission environnement vient de préconiser la cible de 60 % pour 2030, et le sujet sera mis au vote à la plénière d’octobre. Même si des résistances existent, notamment chez les conservateurs du PPE, « cela va se jouer à dix voix », juge un spécialiste.

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