« La rentrée sera difficile et il faut nous y préparer », avertit Emmanuel Macron


Emmanuel Macron et Edouard Philippe, le 2 juillet 2020 à l’Elysée.

« La rentrée sera difficile, il faut nous y préparer », a averti, jeudi 2 juillet, Emmanuel Macron dans un entretien à la presse régionale, en indiquant que sa priorité sera de « dessiner un nouveau chemin (…) autour de la reconstruction économique, sociale et environnementale » du pays.

Cette priorité pour la dernière partie du quinquennat « commence par le Ségur de la santé », « se poursuivra par un chantier sur le grand âge, puis sur l’accompagnement de notre jeunesse, car il ne saurait y avoir de génération sacrifiée », a-t-il ajouté.

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  • Les 35 heures remises en cause ?

Interrogé au sujet d’une éventuelle remise en cause des 35 heures face à la crise économique provoquée par le nouveau coronavirus, Emmanuel Macron a répondu :

« Nous ne pouvons pas être un pays qui veut son indépendance, la reconquête sociale, économique et environnementale et être un des pays où on travaille le moins tout au long de la vie en Europe. »

« La priorité à court terme, c’est de sauver les emplois, à commencer par l’activité partielle de longue durée », a-t-il insisté.

  • Une réforme des retraites « transformée »

Le président a dit vouloir remettre en chantier la réforme des retraites, mais « transformée », et demandé la reprise des négociations avec les partenaires sociaux dès cet été :

« Est-ce que la réforme des retraites est à jeter ? Non. Ce serait une erreur […] Je demanderai au gouvernement de réengager rapidement une concertation avec les partenaires sociaux, en profondeur, dans un dialogue de responsabilité associant les partenaires sociaux dès l’été sur ce volet des équilibres financiers. Il faut que tout cela soit mis sur la table. Il n’y aura pas d’abandon d’une réforme des retraites. Je suis ouvert à ce qu’elle soit transformée. »

Il a également ajouté qu’il n’y aura pas d’augmentation d’impôts malgré la dégradation des finances publiques.

  • « Il y aura une nouvelle équipe »

Le président a salué une relation de confiance « unique à l’échelle de la Ve République » avec Edouard Philippe, sans indiquer s’il le maintient comme premier ministre dans les jours qui viennent. « Depuis trois ans à mes côtés, il mène avec les gouvernements successifs un travail remarquable », a souligné le chef de l’Etat, ajoutant :

« J’aurai à faire des choix pour conduire le nouveau chemin. Ce sont de nouveaux objectifs d’indépendance, de reconstruction, de réconciliation et de nouvelles méthodes à mettre en œuvre. Derrière, il y aura une nouvelle équipe. »

« Ce que nous avons réussi à faire pendant trois ans, avec beaucoup de confiance et de coordination, est inédit, contrairement à ce qui a été écrit », poursuit-il. La popularité d’Edouard Philippe s’établissait fin juin à 51% de jugements positifs, contre 44% pour Emmanuel Macron, selon un sondage Harris Interactive.

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Le Monde avec AFP et Reuters



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