la peur de la deuxième vague de contaminations relance la question des frontières européennes


Un poste de contrôle des frontières entre la France et l’Espagne au Perthus, le 25 juillet.

Pas question, à ce stade, pour les pays de l’Union européenne (UE), de procéder à une nouvelle fermeture des frontières intérieures même si une augmentation du nombre de contaminations au Covid-19 se manifeste en beaucoup d’endroits. « Vous imaginez le chaos qui serait créé en pleine saison touristique ! ? », s’étrangle un diplomate pourtant bien conscient, dit-il, du risque de plus en plus fort de voir se manifester la « deuxième vague » tant redoutée. Il insiste aussi : « Après les négociations difficiles des dernières semaines, pas question de relancer des querelles qui seraient vite d’ordre diplomatique… »

Dans l’immédiat, les Vingt-Sept se préoccupent, en revanche, des frontières extérieures et procèdent à des adaptations de leurs mesures d’autorisation/interdiction.

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Jeudi 30 juillet, l’Algérie, qui a enregistré 675 nouveaux cas d’infection le 24 juillet, a ainsi été retirée de la liste des pays exemptés de restrictions de voyage. La Serbie et le Monténégro avaient déjà subi le même sort lors d’une première révision du document établi à la fin juin. Le Maroc a, lui, été maintenu sur la liste mais est placé « sous surveillance ».

Les autres pays hors Schengen dont les ressortissants sont autorisés à pénétrer dans l’UE sont l’Australie, le Canada, la Géorgie, le Japon, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Corée du Sud, la Thaïlande, la Tunisie et l’Uruguay. La Chine y figure mais avec une condition de réciprocité qui n’est pas remplie pour le moment.

Les Etats-Unis, la Russie, le Brésil ou l’Inde restent, eux, exclus. Les Britanniques bénéficient, pour leur part, du fait que leur pays est toujours considéré comme un pays membre de l’UE, jusqu’à la fin de la période de transition post-Brexit, le 31 décembre.

Certains Etats refusent d’appliquer la liste

A noter aussi que, même invités à respecter des dispositions longuement négociées et visant aussi à assurer la cohérence au sein de l’espace Schengen, certains Etats (l’Italie, la Belgique, la Hongrie) ont refusé d’appliquer la liste et ferment totalement leurs frontières aux ressortissants non-européens.

Toutefois, les mouvements de touristes n’empêchent pas certains pays particulièrement inquiets de décréter des mesures restrictives visant d’autres pays membres. L’Espagne, notamment, est dans le collimateur de beaucoup de capitales après que Londres a imposé à ses ressortissants rentrant de ce pays de se mettre en quarantaine. La Norvège a adopté une décision semblable le 24 juillet.

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