la gestion de l’épidémie au centre de la bataille entre Anne Hidalgo et Emmanuel Macron


Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris, en visite à Rouen, le 11 février.

Anne Hidalgo face à Emmanuel Macron. A quatorze mois de l’élection présidentielle, la lutte contre la reprise de l’épidémie de Covid-19 est le théâtre d’une bataille politique de plus en plus vive entre la maire de Paris et le président de la République, qui envisagent tous deux de concourir à l’Elysée en 2022. Enjeu immédiat : le reconfinement de la population francilienne le week-end. Une décision lourde. Depuis quelques jours, les réunions se multiplient et les ministres et les responsables de l’Hôtel de ville se répondent par médias interposés. Le tout sur fond de cafouillages de la Mairie de Paris, notamment du premier adjoint Emmanuel Grégoire qui a d’abord préconisé un reconfinement strict de trois semaines avant de rétropédaler.

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Dernier épisode en date : dans une tribune confiée au Monde, l’élue socialiste appelle le gouvernement à revoir sa stratégie anti-Covid. Et pas seulement à Paris. Sans évoquer spécifiquement la capitale, Mme Hidalgo demande à l’Etat de traiter les Français « en adultes responsables », en donnant toutes les informations disponibles sur les stocks de vaccins, et en disant « au plus tôt » si l’objectif annoncé d’une immunité collective à la fin de l’été est tenable ou non. Elle pousse à procéder à un « séquençage massif » pour identifier les variants. Surtout, la maire conteste la stratégie pratiquée jusqu’à présent. L’alternance de confinements et de déconfinements n’aboutit à « aucun résultat probant », écrit-elle. La notion même de confinement lui paraît malvenue alors que « c’est à l’air libre que l’on court le moins de risques. » Là où l’exécutif juge nécessaire de « vivre avec le virus », enfin, l’édile prône une stratégie « zéro Covid », menée au niveau de l’Union européenne.

Le message est à triple portée. Il s’agit d’abord pour Mme Hidalgo de peser, s’il est encore temps, sur les arbitrages que doit rendre publics le premier ministre Jean Castex jeudi 4 mars. Face à la remontée de l’épidémie, le gouvernement envisage de contraindre les 25 millions d’habitants des vingt départements récemment placés sous « surveillance renforcée » à rester chez eux les samedis et dimanches, comme à Nice et à Dunkerque (Nord). Toute l’Ile-de-France serait concernée. Ajouter un confinement le week-end au couvre-feu déjà en vigueur la semaine constitue la principale mesure débattue lors des réunions de concertation organisées ces derniers jours avec les élus locaux. Le tour de vis pourrait s’appliquer dès samedi 6 mars.

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