La confiance, question centrale du congrès Régions de France


le premier ministre, Jean Castex, et le président de Régions de France, Renaud Muselier, à Saint-Ouen, le 19 octobre.

« Faites-nous confiance », ne cessent de marteler les régions, demandant à l’Etat de leur accorder plus de pouvoirs et plus de libertés dans l’exercice quotidien des politiques publiques. « Il faut que l’Etat lâche prise, plaide Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France. La décentralisation sera une des clés d’une société libérée. » « Donner plus de pouvoirs aux territoires, ce n’est pas dépecer l’Etat mais, au contraire, c’est le renforcer, ajoute le président de Régions de France, Renaud Muselier, en clôture du congrès de l’association qui s’est tenu lundi 19 octobre à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), dans des conditions et un environnement particuliers à cause des mesures sanitaires. C’est le moment de faire confiance aux régions. C’est le moment de déconfiner le plan de relance. »

« Ayez confiance », répond en substance le gouvernement. Et, intervenant à son tour, le premier ministre, Jean Castex, s’est félicité de l’accord de partenariat signé le 28 septembre à Matignon entre le gouvernement et l’ensemble des présidents de région pour la mise en œuvre du plan de relance économique, qui mobilise 40 milliards d’euros d’investissements à parts égales entre l’Etat et les régions. « Par cet effort majeur, l’Etat fait de vous des partenaires majeurs de la relance, a-t-il assuré. Le climat de confiance que nous avons instauré entre nous doit se diffuser dans les territoires. »

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Et, tel Kaa hypnotisant Mowgli, il semble que le premier ministre ait réussi à convaincre ses interlocuteurs de sa bonne foi, apportant des assurances là où commençaient à s’insinuer des doutes. Ainsi, tout en saluant « un accord exemplaire, un accord fondateur », M. Muselier s’inquiétait-il de voir s’installer « une petite musique ». « Ici et là, des signaux faibles se font entendre qui peuvent semer le trouble sur la manière dont cet accord va se traduire dans la pratique », relevait le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, appelant M. Castex à « balayer ces craintes naissantes ».

Inquiétudes

Ces craintes, elles portaient sur le fait que les préfets n’aient toujours pas reçu mandat des crédits mis à leur disposition dans le cadre des accords de relance. Pas plus de nouvelles de la manière dont devraient s’organiser les comités régionaux de suivi du plan de relance, alors qu’une circulaire devait en préciser les modalités. Inquiétudes, également, sur la nouvelle génération de contrats de plan Etat-régions (CPER) 2021-2027 concernant le volet des investissements sur les infrastructures de transport.

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