Joe Biden croit à un vaccin contre le Covid-19 mais doute des promesses de Donald Trump


Joe Biden a présenté un plan contre le coronavirus à Wilmington, dans le Delaware, mercredi 16 septembre.

La campagne américaine se concentre sur la crise du coronavirus. Joe Biden a attaqué frontalement, mercredi 16 septembre, son adversaire Donald Trump sur le thème du Covid-19, remettant en cause sa crédibilité, lui qui agite la promesse de l’arrivée imminente d’un vaccin alors que le pays approche la barre des 200 000 morts.

La gestion de la pandémie de nouveau coronavirus depuis le début de l’année 2020 « disqualifie totalement » le milliardaire républicain pour le second mandat qu’il entend briguer le 3 novembre, a asséné l’ancien vice-président de Barack Obama lors d’un discours mercredi après-midi dans son fief de Wilmington, dans le Delaware.

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« La première responsabilité d’un président est de protéger le peuple américain et il ne le fait pas », a-t-il lancé, faisant de la pandémie le symbole le plus tragique de ce qu’il considère être l’inaptitude du président à gouverner.

Un manque de discernement fustigé

Mardi soir, Donald Trump a de nouveau cherché à rassurer la population lors d’une émission de télévision en affirmant que le coronavirus finirait par disparaître avec le temps. « Tout va bien se passer, c’est en train de disparaître. Et cela disparaîtra encore plus vite avec les vaccins », a dit l’ancien homme d’affaires sur la chaîne ABC.

Il a ensuite évoqué la construction d’une immunité collective, c’est-à-dire la contamination naturelle d’une proportion suffisamment élevée de la population pour stopper la circulation du virus, un niveau qui est atteint en contrepartie d’un nombre de décès proportionnel. Mais il s’est apparemment trompé de mot puisqu’il a dit « mentalité de groupe » (« herd mentality » au lieu de « herd immunity »).

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« Trump a confirmé ce soir, encore, qu’après avoir laissé empirer pendant huit mois la pire crise sanitaire depuis 100 ans, non seulement il n’a pas de plan, mais il ne comprend rien », a dit la porte-parole de Joe Biden, Kate Bedingfield.

Retour à une vie normale « pas avant le troisième trimestre 2021 »

Toujours est-il que la course aux vaccins avance vite aux Etats-Unis, avec deux candidats (Pfizer et Moderna) sur le point d’avoir recruté 30 000 participants dans leurs essais cliniques contre placebo. « Nous sommes à quelques semaines d’en avoir un », a répété Donald Trump mardi, sans préciser s’il parlait de la disponibilité de résultats ou d’une autorisation officielle. « Cela pourrait être trois, quatre semaines. »

« Je fais confiance aux vaccins, je fais confiance aux scientifiques, mais je n’ai pas confiance en Donald Trump. Et en ce moment, les Américains ne peuvent pas avoir confiance non plus », lui a répondu Joe Biden mercredi.

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Même si les essais cliniques étaient concluants avant l’élection du 3 novembre, ce qui est jugé improbable par des responsables et des experts, la distribution de doses sera initialement « très limitée » et réservée à certaines populations prioritaires, peut-être à partir de novembre ou décembre, a dit mercredi au Congrès le directeur des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), Robert Redfield.

« Si vous me demandez quand le reste des Américains pourra bénéficier du vaccin pour revenir à une vie normale, je ne pense pas avant le deuxième ou troisième trimestre de 2021 », a-t-il prédit. Les préparatifs logistiques sont d’ores et déjà lancés. Un responsable de l’opération Warp Speed, qui coordonne toute la stratégie vaccinale du gouvernement, a annoncé mercredi que le but était de distribuer les premières doses de vaccins dans les 24 heures suivant une éventuelle autorisation en urgence par l’Agence des médicaments (FDA).

Le Monde avec AFP



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