InVivo veut acquérir le céréalier Soufflet


Silo Soufflet à Nogent-sur-Seine (Aube), en 2018.

Grand chambardement sur le marché céréalier français. L’union de coopératives agricoles InVivo a annoncé mercredi 13 janvier être entrée en négociations exclusives pour reprendre 100 % du capital du groupe céréalier Soufflet. Si l’affaire se conclut, elle donnerait naissance à un ensemble pesant près de 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont la moitié à l’international et employant 12 500 salariés. Présent des semences à la distribution avec les enseignes Jardiland et Gamm Vert, en passant par la collecte et le négoce de céréales, la meunerie, la boulangerie industrielle, mais aussi la malterie.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Coopératives agricoles : la course à la taille se poursuit

Le groupe Soufflet, installé à Nogent-sur-Seine (Aube) depuis sa création en 1900, est une entreprise familiale peu connue du grand public. Pourtant, elle possède quelques marques emblématiques comme les boutiques Pomme de pin ou Neuhauser. Partant de ses racines meunières, elle s’est développée à l’international dans le négoce de grains, la boulangerie et surtout la malterie, où elle revendique une place dans le trio des leaders mondiaux. En 2020, son chiffre d’affaires a atteint 4,9 milliards d’euros. Fidèle à sa réputation de discrétion, le groupe, qui emploie 6 800 personnes dans 19 pays, ne communique pas le montant de son bénéfice.

Sans héritier direct

De même, Michel Soufflet, président du conseil de surveillance du groupe, et son fils Jean-Michel Soufflet, président du directoire, ne souhaitent pas divulguer le montant de la transaction. Sans héritier direct pour prendre leur suite dans l’entreprise, ils ont décidé de chercher un repreneur. A l’issue de ce processus, InVivo, entrée en discussions en septembre 2020, s’est imposée. « En nous rapprochant d’InVivo, notre groupe familial trouverait une solution franco-française pour pérenniser son identité, assurer la continuité de ses activités et préserver son ancrage nogentais et sa présence régionale », affirme Jean-Michel Soufflet cité dans le communiqué.

« Pas de plans sociaux », c’est le message qui a été livré aux instances représentatives du personnel

InVivo, dont le directeur général est Thierry Blandinières, s’est, en effet engagée à maintenir la marque Soufflet, à garder les cadres dirigeants et à préserver les effectifs. « Pas de plans sociaux », c’est le message qui a été livré aux instances représentatives respectives du personnel informées du projet mercredi.

Si les deux groupes mettent en avant leur complémentarité, il y a tout de même une zone de recouvrement dans le secteur du négoce de grains. Dans le domaine de la logistique céréalière, a contrario, les pièces du puzzle coïncident bien. Quand Soufflet a ses silos dans les ports de la Rochelle et de Rouen, ceux d’InVivo sont implantés à Nantes et Bordeaux.

Il vous reste 32.64% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Source link

Leave a Reply

%d bloggers like this: