face à la dégradation de la situation sanitaire, le gouvernement appelle les Français à « se ressaisir »


Le Premier ministre, Jean Castex (G) discute avec des médecins du CHU de Montpellier (Hérault), le 11 août.

L’heure n’est plus aux constats mais au serrage de vis pour le gouvernement. A l’issue d’une visite au centre hospitalier universitaire (CHU) de Montpellier (Hérault), mardi 11 août, le premier ministre, Jean Castex, a enjoint à ses concitoyens de « se ressaisir » face à une situation épidémiologique qui « évolue dans le mauvais sens depuis deux semaines environ ». Le chef du gouvernement a lui-même noté « une moindre vigilance et une moindre discipline chez certains d’entre nous. A la faveur de l’été, des vacances, on observe davantage de rassemblements familiaux, amicaux, festifs », propices à la propagation du virus, a-t-il dit, dans une allocution aux accents paternalistes.

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En France métropolitaine, l’ensemble des indicateurs montre que la transmission de l’infection au Covid-19 « progresse et s’intensifie », résumait Santé publique France (SPF) dans son dernier bulletin épidémiologique publié jeudi 6 août. Du 27 juillet au 2 août, 7 565 nouveaux cas confirmés y ont été enregistrés, soit une augmentation de + 33 % en une semaine. Et les voyants ne cessent de se détériorer ces derniers jours, a déploré le premier ministre mardi : 1 397 nouveaux cas de contamination recensés ces dernières vingt-quatre heures contre 350 au 20 juillet, 25 nouveaux foyers épidémiques détectés quotidiennement contre 5 il y a trois semaines, et un nombre d’hospitalisations et d’admission en réanimation qui repartent à la hausse (respectivement de 800 et 100 par semaine).

« La circulation du virus s’intensifie, notamment chez les jeunes et dans certaines régions, dans les métropoles de Paris et Marseille », relevait la Direction générale de la santé le 10 août. Dans la capitale, le taux d’incidence (le nombre de nouveaux cas rapportés à la population) a dépassé en début de semaine le seuil d’alerte fixé à 50 pour 100 000 habitants (50,6), ce qui n’avait pas été observé depuis le déconfinement. Après Paris, c’est le département des Bouches-du-Rhône qui est le plus préoccupant en métropole (incidence de 43,5), puis la Seine-Saint-Denis (32,5), les Hauts-de-Seine (32,2) et le Val-de-Marne (31). En tout, 21 départements sont en situation de vulnérabilité modérée ou élevée, selon SPF.

« Je le dis aujourd’hui avec une forme de gravité : si nous ne réagissons pas collectivement, nous nous exposons à un risque élevé de reprise épidémique qui sera difficile à contrôler, a insisté Jean Castex quelques heures après un conseil de défense sur le sujet convoqué par le président de la République. Elle mettra à nouveau sous tension l’ensemble de la chaîne de santé, de la médecine de ville aux services hospitaliers. Nous l’avons déjà subi, personne ne souhaite le vivre à nouveau. » Pour le moment, la situation dans les hôpitaux est encore sous contrôle : au 11 août, 5 012 personnes étaient hospitalisées en France dont 391 cas en réanimation.

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