Donald Trump juge la procédure d’impeachment le visant « totalement ridicule »


Donald Trump, à Washington, DC, le 12 janvier 2021.

La parole de Donald Trump se fait rare depuis les émeutes au Capitole qui ont sidéré l’Amérique et le monde, mercredi 6 janvier. Un peu moins d’une semaine après l’invasion du Congrès américain, le président sortant a jugé mardi 12 janvier que la procédure d’impeachment (mise en accusation) sur le point d’être lancée contre lui par les démocrates était « totalement ridicule » et provoquait « une immense colère » chez ses partisans.

« C’est la poursuite de la plus grande chasse aux sorcières de l’histoire. (…) Cela provoque une immense colère », a déclaré M. Trump depuis les jardins de la Maison Blanche. « Je ne veux pas de violence », a-t-il ajouté lors de cette première déclaration à la presse depuis le 6 janvier.

Accusé par les démocrates d’avoir « incité » aux événements violents qui se sont produits au Congrès le 6 janvier, M. Trump, qui s’exprimait devant des journalistes avant son départ pour Alamo, dans le sud du Texas, a assuré que son virulent discours juste avant l’invasion du Congrès par ses supporteurs était « tout à fait convenable ».

« Erreur catastrophique » de Twitter

Le locataire de la Maison Blanche, qui quittera le pouvoir dans huit jours, a par ailleurs estimé que les réseaux sociaux tels que Twitter qui ont suspendu son compte faisaient « une erreur catastrophique ». « Ils nous divisent, ils démontrent ce que j’ai prédit il y a bien longtemps, ils font une terrible erreur qui sera très très mauvaise pour notre pays, ça en entraîne d’autres à faire la même chose », a dénoncé le président sortant. « Cela cause beaucoup de problèmes et beaucoup de dangers. Grosse erreur, ils ne devraient pas faire ça, mais il y a toujours un mouvement dans l’autre sens quand ils font ça. Je n’ai jamais vu autant de colère qu’en ce moment, c’est terrible. Et il faut toujours éviter la violence. »

M. Trump est sous le coup d’une seconde procédure de destitution historique, dont l’acte d’accusation sera examiné mercredi par la Chambre des représentants.

Soutenu par un vaste nombre de démocrates, et avec le soutien possible de républicains, l’acte d’accusation le visant devrait être facilement adopté. Ce vote marquera l’ouverture formelle de la seconde procédure de destitution contre le 45e président des Etats-Unis. Mais le doute demeure sur le déroulement, et l’issue, du procès qui devra ensuite avoir lieu au Sénat, aujourd’hui à majorité républicaine. Les démocrates prendront le contrôle de la chambre haute le 20 janvier, mais auront besoin du ralliement de nombreux républicains pour atteindre la majorité des deux tiers nécessaire à sa condamnation.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Président Trump, an IV : la chute finale

Le Monde avec AFP





Source link

Leave a Reply

%d bloggers like this: