des disparités selon les territoires


L’orientibus, ici à Janzé (Ille-et-Vilaine), le 5 novembre 2019, sillonne la région Pays de la Loire

Ils sont d’un joli bleu turquoise, ils sillonnent les villes et les campagnes, traversent les vignes et les marais salants à la rencontre des collégiens et des lycéens avec pour mission de les informer du champ des possibles. Ce sont les « Orientibus » de la région Pays de la Loire, cinq centres d’information et d’orientation professionnelle sur roues qui se déplacent, chaque jour, d’un établissement scolaire à un autre. C’est en effet aux régions qu’a été confiée l’information des élèves dès le secondaire sur les métiers et formations, une conséquence méconnue de la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants (ORE) du 8 mars 2018. A l’heure où les lycéens sont appelés à formuler leurs vœux sur Parcoursup, qu’ont-elles réalisé pour aider leurs jeunes à s’orienter au mieux ?

En février 2020, près de deux années après le vote de la loi, la Cour des comptes a publié un « premier bilan de l’accès à l’enseignement supérieur » dans le cadre de la loi ORE dans lequel les magistrats soulignaient que les régions n’ont « pas encore commencé à structurer cette nouvelle mission ». Cinq mois plus tard, un rapport d’information sur l’évaluation de l’accès à l’enseignement supérieur, réalisé par les députés Régis Juanico et Nathalie Sarles, soulignait de fortes disparités entre les territoires.

Au minimum, les treize régions métropolitaines ont mis en place un site Internet sur lequel élèves, apprentis et étudiants peuvent trouver des offres de formation, des conseils d’orientation, des vidéos de présentation des formations et des métiers. Mais, déjà, l’information n’est pas la même pour tous. A titre d’exemple : les lycéens des Hauts-de-France découvriront sur le site de la région, Prochorientation.fr, les offres de formation de Dunkerque au sud de l’Oise. Mais pas au-delà.

Salons en ligne

Tandis que les Franciliens peuvent consulter sur Oriane. info l’ensemble des offres de la région parisienne, mais également les contenus publiés par l’Office national d’information sur les enseignements et les professions (Onisep) qui ont été numérisés et intégrés au site régional. Ils ont un accès direct à l’intégralité de l’offre de formation nationale.

Pour ajouter de l’interaction entre son site et ceux qui le consultent, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a intégré sur Orientation-regionsud.fr un espace de discussion en ligne (tchat), qui permet de guider élèves et familles dans le dédale des offres de formation. Enfin, depuis janvier 2020, une plate-forme téléphonique a été mise en place sur laquelle il est possible de discuter avec l’un des quatre téléconseillers d’un territoire qui compte 250 000 élèves en secondaire. Quant à Auvergne-Rhône-Alpes, elle a dupliqué son site sur une application mobile. « Si on veut leur [les élèves] parler, il faut être où ils sont », estime Stéphanie Pernod Beaudon, vice-présidente de la région, chargée de la formation professionnelle.

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