dans les Bouches-du-Rhône, un nouveau pic « inéluctable »


La plage des Catalans, à Marseille, le 2 avril.

Les voyants sont au rouge dans les Bouches-du-Rhône. En sept jours, le taux d’incidence a bondi de près de 20 %, pour atteindre 579 cas pour 100 000 personnes, mercredi 7 avril, plaçant le département parmi les territoires où le Covid-19 circule le plus rapidement en France. Quotidiennement, près de 1 700 de ses habitants sont déclarés positifs au coronavirus, sur plus de 20 000 tests, alors que les services de réanimation affichent déjà un taux d’occupation Covid de 110 % par rapport à leur capacité habituelle, et que le niveau 5 du plan de crise − le plus élevé −, impliquant des déprogrammations massives d’interventions chirurgicales, a été déclenché par l’agence régionale de santé (ARS) le 30 mars.

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« Depuis janvier, notre département restait sur une incidence haute mais maîtrisée, oscillant entre 300 et 400 cas… En deux semaines, cela a flambé sans que l’on comprenne vraiment pourquoi. Aujourd’hui, la situation est préoccupante », confirme Pascal Auquier, professeur de santé publique, qui modélise la progression du virus pour les hôpitaux universitaires de Marseille.

La hausse brutale de l’incidence dans les Bouches-du-Rhône touche toutes les classes d’âge, y compris les plus de 70 ans, chez qui l’impact de la vaccination s’était pourtant fait fortement sentir à partir de février. « Si dans les Ehpad, le taux de couverture vaccinal dépasse les 74 %, 44 % des plus de 75 ans ne sont pas encore vaccinés », note, en guise d’explication à ce rebond épidémique chez les plus âgés, Caroline Ageron, la directrice de la délégation départementale de l’ARS.

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« Augmentation continue »

Si quelques disparités géographiques subsistent, aucun territoire n’est épargné. L’agence régionale de santé, qui a mis en place une stratégie de surveillance à l’échelle des îlots de population Iris de l’Insee − qui regroupent entre 1 800 et 5 000 habitants – a envoyé ces derniers jours ses équipes de médiateurs Covid dans plusieurs arrondissements de Marseille, dans les communes très urbanisées du pourtour de l’étang de Berre comme Martigues, Vitrolles ou Marignane. Mais également dans la petite commune rurale de Rognonas, 4 000 habitants, tout au nord du département.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, les Bouches-du-Rhône ont pris le relais des Alpes-Maritimes vers qui tous les regards convergeaient depuis le début de l’année. Nice et sa région ont vu leur taux de contamination s’emballer, entraînant la mise en place de contraintes resserrées avant le reste de la France. Couvre-feu à 18 heures dès le 2 janvier, confinement des week-ends sur la zone littorale à partir du 27 février. Aujourd’hui, l’incidence baisse lentement – 419 cas pour 100 000 personnes au 7 avril − mais le département connaît toujours une forte circulation du virus.

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