Ce papillon est suivi à la trace grâce à un minuscule ordinateur collé… sur son dos


Le Monarque est un papillon très étonnant. On le rencontre principalement en Amérique et il est facilement reconnaissable par sa taille (sas ailes atteignent jusqu’à 12 cm d’envergure) et son joli motif noir et blanc sur fond orangé. Mais sa grande particularité, c’est sa capacité à voyager. Tous les ans, vers septembre, les papillons monarques partent du nord des États-Unis et du Canada pour rejoindre les contrées clémentes de la Californie et du Mexique, où ils passeront l’hiver. Ce qui représente un trajet de 3000 à 4000 kilomètres. Plutôt fortiche pour un animal qui ne pèse qu’un demi-gramme.

Pour mieux comprendre cette migration, les biologistes de l’université de Michigan ont eu l’idée de coller au dos de certains spécimens un minuscule ordinateur, le « Michigan Micro Mote » ou « M3 ». C’est l’un des plus petits ordinateurs au monde. Sa longueur est de 4 millimètres, sa largeur et sa profondeur seulement de 2 millimètres. Son poids est d’environ 50 mg, soit l’équivalent d’une petite pilule pharmaceutique. C’est suffisamment petit et léger pour ne pas gêner l’insecte dans ses mouvements.

Une consommation ultra-faible

Mais le plus important, c’est que cet ordinateur est totalement autonome. Son processeur Phoenix ne consomme que 500 picowatts. Les quelques cellules photovoltaïques intégrées suffisent donc pour alimenter à lumière ambiante cette puce, ainsi que les trois capteurs auxquels elle est connectée. Ces derniers permettent de mesurer régulièrement la pression atmosphérique, la luminosité et la température. Ces trois mesures sont suffisantes pour retracer avec précision le trajet effectué par le papillon.

En effet, lorsque le lépidoptère-cyborg sera arrivé à destination, les chercheurs vont extraire ces données et les faire analyser par un algorithme d’apprentissage automatique. Celui-ci est capable de déterminer un lieu à partir de ces seules données métrologiques, car il aura été nourri auparavant par des mesures effectuées par 300 cyclistes volontaires qui, armés de GPS et de capteurs, ont réalisé le même trajet que les papillons à la même saison. À terme, les chercheurs espèrent que tous ces efforts permettront de non seulement connaître les détails de cette migration, mais aussi de comprendre l’impact environnemental sur celle-ci. Car, malheureusement, le papillon monarque est en déclin et pourrait bientôt faire partie des espèces en voie de disparition.

Source: Phys.org



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