Castex en déplacement à Lille lundi


Le préfet du Nord a annoncé l’obligation du port du masque dans l’espace public ouvert, dans certaines zones de la métropole européenne de Lille.

Le gouvernement semble prendre ses habitudes à Lille. Jean Castex se rend, lundi 3 août, dans la ville nordiste pour l’entrée en vigueur de l’obligation du port du masque dans l’espace public ouvert, dans certaines zones de la métropole européenne de Lille, en raison d’une recrudescence des cas de Covid-19.

Au lendemain d’une visite surprise du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, sur la sécurité dans cette ville, le premier ministre, qui multiplie les déplacements depuis sa nomination le 3 juillet, ira sur le terrain pour voir l’application du port du masque obligatoire déjà en vigueur dans d’autres communes.

Le préfet du Nord, Michel Lalande, a annoncé vendredi cette obligation dans certaines zones publiques susceptibles d’accueillir des concentrations de personnes, après l’autorisation donnée aux préfets d’étendre le port du masque obligatoire dans les « lieux publics ouverts ». Cette décision concernera notamment les zones de forte fréquentation comme les rues piétonnes et « tous les espaces verts urbains ». « Nous passons de la suggestion insistante à l’imposition impérative », a indiqué le préfet qui entend « imposer pour ne pas reconfiner ».

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Valable un mois, l’arrêté sera « reconductible » et ajustable « en fonction de l’évolution de l’épidémie », tant au niveau de son « contenu » que « sur un plan géographique », dans un contexte estival qui encourage les rassemblements de plein air.

Inquiétude autour du taux d’incidence

Dans la métropole lilloise, qui compte 95 communes regroupant 1,2 million d’habitants, les autorités constatent une progression « inquiétante » de l’épidémie : le taux d’incidence a presque doublé en une semaine, atteignant désormais 31 personnes contaminées pour 100 000 habitants. Dans le « cœur de la métropole », ce taux se situe même « autour de 40, encore plus proche du seuil d’alerte », fixé à 50.

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Après la Mayenne – où le masque doit être porté dans les lieux publics de 69 communes – Perros-Guirec, Saint-Malo, Biarritz ou encore Orléans, d’autres décisions similaires pourront être prises localement par les préfets « en fonction de l’évolution de l’épidémie dans chaque territoire », a dit vendredi le ministre de la santé, Olivier Véran.

Le discours des autorités a évolué au fil des semaines (et des connaissances scientifiques), passant d’un masque « inutile pour toute personne dans la rue » jusqu’à aboutir à une obligation dans tous les lieux publics clos, le 20 juillet, et donc désormais dans certaines zones publiques.

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En cas de non-respect de la mesure, l’amende s’élèvera à 135 euros. En cas de récidive, elle passera à 1 500 euros. Une troisième entorse exposera le contrevenant à six mois d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende.

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Le Monde avec AFP



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