A Jean-Pierre Pernaut, TF1 reconnaissante


Jean-Pierre Pernaut, sur le plateau du JT de TF1, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), en novembre 2018.

Il faisait beau, ce 16 septembre. Un temps à chausser des lunettes de soleil, enfiler un maillot de bain et profiter de l’existence sans culpabilité. Moins de vingt-quatre heures après l’annonce de son prochain retrait de la présentation du « 13 heures », Jean-Pierre Pernaut – alias « JPP » – faisait de cette météo enchanteresse l’ouverture de son journal sur TF1.

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Le sourire aux lèvres, émerveillé, le journaliste n’a pas fait mention du caractère inquiétant de cette canicule tardive, de la sévérité de la sécheresse en cours dans l’Hexagone, voire du réchauffement climatique. « Encore des vacances pour pas mal de chanceux. On en profite au maximum en Corse autour de l’Ile Rousse », déclarait au contraire le présentateur d’un air débonnaire.

Le même jour, dans le « 13 heures » de France 2, Marie-Sophie Lacarrau remarquait aussi à quel point il faisait chaud. Mais quand même un peu trop, et pas seulement en France. En Californie, les forêts brûlent, rappelait-elle, ajoutant au réchauffement climatique ; à Milan, on plante des arbres pour rafraîchir l’atmosphère de la ville, confirmait l’un des reportages du journal. Sur la Deux, la dolce vita était en soins palliatifs ; sur la Une, elle battait son plein. Le lendemain, on apprenait que Marie-Sophie Lacarrau succéderait à Jean-Pierre Pernaut.

Chaque jour, le journal attire 5 millions de fidèles (le double de celui de France 2), soit 41 % de part de marché sur les téléspectateurs de 4 ans et plus

Installé au « 13 heures » depuis le 22 février 1988, « JPP » quittera son fauteuil le 18 décembre, laissant à sa consœur le soin de lui succéder, début janvier 2021. Un changement qui n’est pas sans risque pour TF1, tant la formule installée par le septuagénaire plaît. Chaque jour, le journal attire 5 millions de fidèles (le double de celui de France 2), soit 41 % de part de marché sur les téléspectateurs de 4 ans et plus, et un tiers des « femmes de moins de 50 ans, responsables des achats », selon Médiamétrie. Autant de passionnés de ce rendez-vous tourné vers la France des régions, « qui n’a pas beaucoup voix au chapitre dans d’autres médias », se félicite Thierry Thuillier, le directeur de l’information du groupe TF1.

C’est même en pensant à elle que la formule du journal a été « marketée », main dans la main avec Etienne Mougeotte. A l’époque, l’ancien vice-président de TF1 et directeur de l’antenne de 1987 à 2007 avait chassé le duo Yves Mourousi-Marie-Laure Augry pour installer son poulain, avec ces mots : « “Si tu ne fais pas de bêtises, tu es là pour vingt ans”, se rappelle l’ex-dirigeant. Je m’étais trompé : il a duré presque trentetrois ans ! »

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