A Bondy, une marche blanche en mémoire d’Aymane, 15 ans, tué par balle


A Bondy, le 3 mars, lors d’une marche commémorative en hommage à Aymane, un garçon de 15 ans abattu dans la ville à la fin du 26 février.

Près de 2 000 personnes ont participé, mercredi 3 mars, à Bondy (Seine-Saint-Denis) à une marche blanche en mémoire d’Aymane, adolescent de 15 ans, tué par balle vendredi dans une maison de quartier de la ville, a constaté une journaliste de l’Agence France-Presse.

Sous les banderoles « Stop à la violence », « Repose en paix Aymane », de nombreux Bondynois se sont rassemblés devant la maison de quartier Nelson Mandela où a été assassiné Aymane Kaïd, jeune boxeur à l’avenir prometteur.

Point de départ de la marche, les grilles de la maison de quartier étaient totalement recouvertes de fleurs. Le sol de l’établissement était tapissé de bougies, peluches ou encore de mots de condoléances déposés au fur et à mesure par les habitants vêtus pour la plupart de t-shirt blanc avec l’inscription « Pour Aymane ».

Devant la maison de quartier Nelson Mandela, à Bondy, le 3 mars.

« C’est une mort inutile. Je voulais rendre hommage à mon copain », a déclaré ému Myriam, une camarade de classe, qui a peint deux gants de boxe en rouge sur une pancarte. « Nous avons tous perdu un enfant ce jour-là », confie Nicole qui a deux garçons. « J’ai peur pour mes enfants, on tue pour un rien », poursuit la mère de famille qui vit à Bondy depuis vingt ans.

« Il est mort pour rien »

L’adolescent est mort vendredi après-midi dans les bras de son père venu récupérer son fils après une altercation. Il a été touché mortellement d’une balle tirée de l’extérieur, à travers l’entrebâillement de la boîte aux lettres de la porte de la maison de quartier.

Deux frères de 17 et 27 ans ont été mis en examen et placés en détention provisoire lundi pour l’assassinat de l’adolescent. Ils s’étaient présentés eux-mêmes à la police. Selon les premiers éléments de l’enquête, « un différend » opposait la victime et ses agresseurs depuis près d’un an sans que l’origine ne soit, pour l’heure, connue.

Shérazade, qui est dans le même établissement que la victime, est « choquée ». La mort d’Aymane est « gratuite, il est mort pour rien », poursuit la lycéenne qui est accompagnée de sa mère et son grand frère.

La marche s’est achevée en fin d’après-midi devant l’hôtel de ville où s’est tenue une minute de silence et des prises de parole. « La violence s’est banalisée, je suis triste et en colère, Aymane a été tué pour des futilités », a lancé Christophe Hamza, son entraîneur au club de boxe de Bondy. Pour Jean-François Chevalier, président du Bondy Cécifoot Club, « les adultes doivent prendre leur part de responsabilité. Il faut aller vers les jeunes, leur montrer comment ils peuvent se respecter entre eux ».

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Le Monde avec AFP



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