89 policiers arrêtés pour avoir violé les lois de lutte contre le Covid-19


Johannesburg, 18 avril 2020, la police fait respecter les mesures anti Covid-19. (Photo de WIKUS DE WET / AFP)
Johannesburg, 18 avril 2020, la police fait respecter les mesures anti Covid-19. (Photo de WIKUS DE WET / AFP) WIKUS DE WET / AFP

Des dizaines de fonctionnaires sud-africains, dont 89 officiers de police, ont été arrêtés pour avoir enfreint la réglementation instaurée pour lutter contre le coronavirus. Beaucoup d’entre eux pour avoir vendu des boissons alcoolisées confisquées, a indiqué, mercredi 22 avril, le ministre de la police, Bheki Cele, qui a précisé qu’« au total, 131 personnes, dont des fonctionnaires, des conseillers, des responsables de la santé et des services correctionnels, ont été arrêtées ». Parmi ces interpellations, « 89 sont des membres des services de police sud-africains » qui ont vendu de l’alcool confisqué à des particuliers, a encore précisé le ministre. Dans ce pays qui joue le confinement « strict » et où la vente d’alcool a été interdite, plus de 20 000 policiers ont été déployés avec l’armée pour faire respecter ces décisions.

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La semaine dernière, le président Cyril Ramaphosa a rejeté les appels de plus en plus nombreux en faveur de la levée de l’interdiction de vente d’alcool. Plusieurs points de vente d’alcool fermés avaient été pillés depuis l’imposition de ce confinement fin mars, mais côté statistique, le ministre de la Police a attribué une baisse importante du nombre de crimes violents à cette interdiction de la vente d’alcool.

« Personne n’échappera à la loi »

Au total, dans le pays, plus de 118 000 personnes ont été inculpées pour avoir enfreint les règles en vigueur, a aussi déclaré M. Cele. Et les auteurs d’infractions ne sont pas toujours des anonymes. Ainsi, la ministre des communications, Stella Ndabeni-Abrahams, a payé mardi une amende équivalente à 49 euros pour avoir participé, début avril, à une fête chez des amis. Elle avait déjà été suspendue de ses fonctions pour deux mois, dont un sans traitement, par le président Cyril Ramaphosa.

La semaine dernière, un cadre d’une société minière de platine a été libéré moyennant une caution de 60 000 rands (2 900 euros) pour avoir ordonné à des mineurs de retourner au travail malgré l’interdiction d’exploitation alors en vigueur. « Personne n’échappera à la loi, peu importe qui vous êtes, a déclaré M. Cele. Que vous soyez conseiller, que vous soyez ministre d’Etat, que vous soyez (…) policier, qui que vous soyez, si vous enfreignez ces lois, vous serez arrêté. » A ce jour, l’Afrique du Sud a enregistré près de 3 635 cas de coronavirus, dont 65 décès.

Le Monde avec AFP



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